Matou est de retour

Publié le par gribou

Matou est de retour

J'aime beaucoup quand il rentre. D'abord parce que ça veut dire qu'il n'était plus là et qu'il m'a manquée. Ensuite parce que je sais qu'il est entre de bonnes mains quand il est chez ses parents. Sa maman, qui est une vraie maman, lui offre toujours des choses pour accompagner son retour.

Des confitures, des madeleines et du laurier.

J'en profite moi aussi :)

Matou est de retour

Tarte aux mirabelles, crème d'amande et thym

Publié le par gribou

Temps de Préparation

15 min

Temps de Cuisson

40 min

Temps Total

55 min

Ingrédients

  1. 1 pâte feuilletée

Crème d'amande

  1. 40 g de beurre, pommade
  2. 50 g de sucre non raffiné
  3. 50 g de poudre d'amandes
  4. 1 c. à café de poudre de vanille

Garniture

  1. 200 g de mirabelles
  2. 4 brins de thym frais
  3. 1 c. à soupe de sucre vanillé

Préparation

  1. Préchauffez votre four à 180°C. Froncez votre pâte et garnissez-en un moule à tarte beurré. Piquez le fond et placez au réfrigérateur.
  2. Travaillez tous les ingrédients de la crème d'amande à la spatule jusqu'à obtention d'un mélange crémeux et homogène.
  3. Disposez au fond de la pâte à tarte la crème d'amande et remettez au frais.
  4. Dénoyautez les mirabelles en les coupant en deux puis rangez-les sur la crème d'amande. Effeuillez le thym et répartissez régulièrement. Enfournez pour 40 minutes en surveillant la cuisson.
  5. Laissez tiédir avant de déguster.
Tarte aux mirabelles, crème d'amande et thym
Tarte aux mirabelles, crème d'amande et thym

Echange de cadeaux

Publié le par gribou

Quand je retrouve Alison, souvent, on s'échange des cadeaux. Et on n'est pas copine pour rien :)

Echange de cadeaux

Mon trésor, écrivait mon père quand il évoquait ma mère...

Publié le par gribou

Mon trésor, écrivait mon père quand il évoquait ma mère...

Les plages du Diben sont farouches. Il y a de ce côté de la baie de Morlaix, plus de bruyères indomptées que dans le reste de la Bretagne. Décor idéal pour les rondes des korrigans, le granite rose offre un contraste rugueux sauvage avec le glaz de la mer. L'écume décore les jupons des rochers, le ciel est plus grand, je ressens toujours là-bas mes origines vibrer et prendre de l'ampleur dans mon petit coeur parisien.

Je n'étais pas rentrée depuis la dispersion des cendres de mon père, cinq ans plus tôt. Journée étrange où toutes les personnes importantes manquaient. Mon ancien amoureux, avec lequel je n'étais plus, avait eu un peu pitié de me laisser seule dans cette épreuve douloureuse. Après bien des tractations pour faire respecter ses dernières volontés auxquelles personne ne prêtait vraiment attention, j'étais parvenue à imposer le lieu voulu. L'épilogue des obsèques au rabais, je regardais médusée ma belle-mère renverser l'urne comme s'il s'agissait d'un pot de farine, en tapotant le fond. Sans un mot, sans réaliser qu'il n'y a pas d'exclusivité dans le deuil et que tous ceux présents auraient apprécié un peu plus de solennité, à défaut de partage.

Quand papa termina aux urgences ne supportant plus ses douleurs au ventre, il fallu cinq jours à ma belle-mère pour nous informer qu'il avait été transfusé de plusieurs litres de sang. Symptomatique et récurrent, cet oubli est devenu systématique : il fallait appeler pour apprendre qu'il était hospitalisé, aucun des trois enfants n'a été informé du mariage à l'hôpital de notre père quelques jours avant sa mort (une conversation très franche expliquant les raisons pour lesquelles il n'avait jamais voulu y songer avait été partagée la semaine précédente entre lui et ma soeur et moi, il lui avait été bien trop infidèle), personne ne nous apporta de soutien durant la maladie (il faut prier, on ne peut pas savoir m'avait il été expliqué alors), aucun avis ne nous a été demandé pour les obsèques (contribuer au choix du cercueil est pourtant une chose importante), aucune mention de son ex-femme et de ses enfants n'est apparue dans la nécrologie parue. Pourtant légitime, la place des enfants était reniée.

Quand j'ai expliqué que les choses ne s'étaient pas passées respectueusement, il m'a été répondu que je n'acceptais pas que mon père ait refait sa vie. Accusation ridicule, mon père et ma mère ayant eu beaucoup trop de compagnies respectives pour que je n'y sois pas devenue complètement habituée et parfaitement indifférente. Il y avait même une certaine ironie à comptabiliser le nombre de Christine au palmarès de mon père, six de mémoire. Je restais focalisée sur ses mots qui sans ambiguité n'offraient pas le moindre doute de sa fébrilité et des dégâts de son cancer, en comparaison avec le fait que tout allait de travers en réalité.

Après sa mort, passé un certain soulagement de savoir le rythme infernal des voyages en TGV vers la Bretagne et les boulots multiples pour les assumer, enfin terminé, les complications se sont poursuivies. Il avait fallu beaucoup d'énergie pour porter ce qu'il restait et arriver dans des chambres d'hôpital où sans être sûre du numéro, nous n'aurions pas reconnu notre père. Souvent, il nous a dit que sans avoir eu le cran d'annoncer sa mort imminente à sa compagne, nous lui avions sauvé ces jours supplémentaires. Là où elle fut la dernière informée du cancer, nous savions déjà la mort inexorable de notre père, elle ne su pas que parler de tumeur nous avait été interdit devant elle et que personne ne lui avait appris que nous le savions tous sauf elle. Il n'avait pas confiance m'avait il expliquée, elle pouvait être décevante et puis il fallait la préserver.

C'est une infirmière qui m'appris la mort de notre père, ni un oncle, ni ma belle-mère, une parfaite inconnue. J'ai réclamé la restitution des effets personnels de mon père quand j'ai su qu'elle avait lu le testament et ouvert la succession auprès de la notaire sans nous en informer. Il y a une cohérence à ce que les enfants souhaitent récupérer ce qui relève du patrimoine familial, pourtant ce n'est pas une évidence pour tout le monde. Depuis ce premier jour, je n'ai fait que demander les objets provenant de mes grands-parents et du mariage de mes parents.

Je suis infiniment reconnaissante à mon avocat, parfaitement consciente que sans lui, j'aurai abandonné par écoeurement. Il a sauvé ce qu'il restait d'espoir en moi. Usant de toute sa diplomatie et de sa patience dans une situation où à l'évidence tout était refusé en bloc par principe, il est parvenu à imposer ce qui aurait dû être fait depuis longtemps. C'est légal pourtant ce n'est pas simple. Je n'aurais pas demandé le partage si l'on m'avait seulement offert les quelques souvenirs de mon père, mauvais calcul de ma belle-mère qui imaginait peut-être qu'il pouvait être possible de priver les enfants de leur héritage, ne seraient ce que les souvenirs, en ne leur offrant pas de clore ce deuil par la fin de la succession pendant autant d'années.

Je n’avais pas trouvé le sommeil alors nous sommes partis à la gare Montparnasse vers 6h du matin après une nuit blanche pour moi. Durant le trajet, j’ai eu la sensation que tout semblait trop simple et que je devais réfléchir à revoir les conditions de notre retour : nous avions réservé un gros camion pour y faire tenir tous les meubles, j’ai échangé avec un monospace dont on pouvait rabattre les sièges, présageant une catastrophe par habitude. Je sentais qu’un peu de confort allait être le bienvenu pour notre long trajet vers Paris qui nous attendait pour l'après-midi.

J'avais oublié l'odeur des embruns dès le quai de la gare. Déjà bouleversée, j'étais ivre de sommeil et d'angoisse, atteignant enfin un jour attendu depuis huit ans.

La décoration de l'office notarial était de mauvais goût. Alors que je connaissais l'itinéraire, soudainement je ne me souvenais plus du chemin. Nous avons signé les papiers, ça a pris deux heures pour passer en revue tous les chiffres. Ma belle-mère visiblement abimée par les années qui comptent double chez elle, ne m’a pas regardée, pas dit bonjour. Rongée de nervosité, agressive dans chaque phrase. Elle a pinaillé sur des détails et la notaire a dû être ferme pour dire que c’était trop tard et que nous n’en étions plus aux négociations. Au moment d’aborder la liste des objets que je souhaitais récupérer, remise depuis trois semaines, elle a demandé à ce qu’elle soit retirée, j’ai refusé. Elle précisa qu’elle était fantaisiste, j’ai expliqué que nous prendrions le temps de regarder ensemble et nous vérifierions ce qui existait encore. Pour la somme de 1000 euros qu'il lui restait à me régler, j’ai précisé que je n’étais pas pressée et que je lui laissais jusqu’à la fin de l’année si ça pouvait l’arranger.

Elle est partie juste après avoir signé, sans dire un mot, nous avions convenu avant devant la notaire que nous irions récupérer les meubles après le déjeuner. On a mangé une crêpe qui avait un goût de première victoire. Nous n’avons pas traîné, et sommes allés directement à la maison de mon père. Sur le chemin, nous nous sommes arrétés devant son ancienne maison, elle était abandonnée. C'était d'une tristesse absolue. Arrivés, Alison a trouvé des cartons dans l’herbe à l’extérieur de la propriété. Il y avait six cartons balancés, des pions de la table de jeu partout par terre, une photo de moi petite qui se promenait plus loin dans les fougères mouillées, pour pas que ne nous rentrions. Une corde avec un écriteau propriété privée, interdiction de rentrer, barrait le chemin. Le nouveau compagnon de ma belle-mère est arrivé, une fourche à la main et nous a hurlé dessus de déguerpir dans les cinq minutes. Il l'a agitée devant mon visage, m’a regardée plein de haine en criant : « toi, toi là, si tu es encore là dans cinq minutes, je vais me charger de te faire partir » et il a commencé à rentrer dans la voiture en prévenant qu'il allait nous faire accélérer. Ma belle-mère a rit de cet excès de violence débile et ridicule, quelle classe de mépriser les souvenirs de toute une vie et de se sentir victorieuse devant le désespoir des enfants de son ex-mari. Nous étions en retard, ils n’étaient pas à notre disposition, nous aurions dû arriver plus vite selon eux. Avec huit ans de retard, je trouvais la situation assez absurde, mais je n’ai rien dit. Il était trop agité pour ne pas être pris au sérieux et j'avais un autre programme que de terminer dans les faits-divers sordides locaux. On a pris ce qu’on a pu. En improvisant le tetris, on n'a pas fait dans l’ordre et le petit bureau ne tenait plus. On a dû partir sans. Alison et Matou valent plus que n'importe quel objet, même attendu depuis tant d'années. J’ai demandé où était l’autre table, ma belle-mère m’a répondue qu’elle l’avait donné. Evidemment, c'était volontaire de ne pas avoir pris soin de le récupérer alors qu'elle avait la liste depuis plusieurs semaines. Quand je lui ai répondue que je devais joindre la personne chez qui il était, elle m’a seulement donnée un numéro de téléphone, pas de nom, pas d’adresse.

Une fois un peu plus loin, on s’est tous écroulé. On avait vraiment eu peur. Papa aurait été affligé de cette situation. Tout ce à quoi il tenait balancé hors de la maison qu'il a fait construire, cela aurait été insupportable pour lui. Que de méchanceté gratuite. J’ai appelé la notaire pour connaître le commissariat le plus près, il nous a raconté n’importe quoi, une fois à une heure de Plougasnou chez la police, la commissaire nous a conseillé de revenir durant nos vacances la semaine suivante pour déposer plainte ensemble et de reprendre nos esprits pour rentrer prudemment sur Paris.

Alison a appelé le numéro pour savoir où était le bureau mais nous n’avons pas eu de réponse sur le coup, seulement un texto le lendemain disant que la personne n’était pas disponible et partait en vacances pour 3 semaines et que si ça avait été vraiment pressé, nous serions venus récupérer l’autre bureau de papa resté sous la pluie depuis le lundi. Une arrogance qui fanfaronne de s'être débarrassé de nous, croit-il.

Nous sommes rentrés, très tard, avons remonté les cartons. La nuit a été amère. La victoire a été gâchée. L'opportunité de clore ces histoires tristes ratée.

Nous avons tout déballé, et avons pointé ce qui correspondait à la liste. Sur six cartons, je n’ai pu en garder que l’équivalent d’un demi. Ma belle-mère dû stocker ces affaires dans le cabanon de jardin, c’était plein de vermines et tout moisi. Les photos étaient agglomérées par tas humides. Pour les conques, je n’en ai eu qu’une. Des cartes postales envoyées à ma belle-mère témoignent concrètement que nous ne lui avons jamais été hostile. Je n'ai pas eu le saladier de ma grand-mère mais des tasses en arcopal que je n'avais pas demandées. Les livres de poésie étaient remplacés par des bouquins cochons, grande délicatesse... Le boomerang, elle l’a coupé en deux et ne m’a donnée qu’une moitié. Une manière personnelle et littérale de "partager en deux" sans doute... Les photos encore intactes en pièces. Il manque évidemment beaucoup de choses, près de la moitié de la liste, pourtant courte : l’argenterie de ma grand-mère, les armoiries de la famille, un choix sélectif... Il restait peu, mais j'ai partagé et j'ai préparé un carton pour ma soeur. J'ai sauvé des vrais trésors, de ceux qui méritaient toute cette bataille : une photo de mon père et moi jusqu'alors inconnue, des mots doux de ma mère, des lettres soigneusement conservées, des images de son expédition en terre-adélie, devenu un blog pour mieux les partager : http://terreadelie.tumblr.com/

J’ai appelé mon tonton, et lui ai expliqué la situation. Lui qui ne variait pas de sa version sur le mariage de papa a été contraint de réfléchir. Il est en bretagne, avec la liste de ce qui manque et m’a promis de faire son possible pour tout me ramener, il a pris sa remorque. Je lui ai lu le message de la personne qui a la table : il m’a précisé que lui partait 8 semaines et que donc les vacances en question à l’étranger de la personne n’était pas un problème. Celui qui a signé le texto est en fait le compagnon de ma belle-mère, celui à la fourche, donc en somme, elle m'a donnée le numéro de la personne qui me menaçait et qui était juste en face de moi. Sa voiture est d'ailleurs garée devant chez ma belle-mère, il n'était finalement plus à l'étranger pour trois semaines ?

La guerre est gagnée et je dois m'en souvenir. Le partage a été signé. Les quelques objets matériels déjà récupérés élevés au rang de reliques. Le reste n'a finalement aucune importance, il ne faut plus rien espérer sans s'assurer d'être forcément déçue de la part de personne en mesure d'adopter ce genre de comportement.

Extraire les trésors au milieu de la moisissure était d'une violence folle. Le bon réflexe aurait été de faire demi-tour et d’aller chercher directement la police. J’ai eu peur que les cartons n’y soient déjà plus : Morlaix est à 40 minutes, il pouvait se passer bien des choses. Je me suis mise devant Matou et Alison, et je n’ai pas bougé en le regardant droit dans les yeux et en parlant doucement pour le calmer, j’ai cru qu’il allait casser notre voiture de location. C’est quand la fourche est arrivée à 30 centimètres de mon visage que j’ai préféré partir, même sans le bureau.

Nous avons porté plainte. Nous verrons qui de mon oncle ou des huissiers ramènera ce qu'il manque. A elle de décider combien ça va encore lui coûter.

Le reste n'est que tristesse affligeante. Des mesquineries bien vilaines, de la misère crasse. Les secrets de famille qui explosent, les désertions qui se voient trop. Nous n'étions simplement pas dans les priorités de mon père, et tout ce sordide n'est que le résultat de son manque de considération. Les silences l'ont protégé, pourtant le constat qu'il a fait un mal infini à ceux sur qui il devait veiller est incontestable.

Je sais en revanche que j'ai fait mes adieux au Diben. La dignité est sauve. La sensation intime que l'épisode est déjà achevé s'impose à moi. Le champagne dans les coupes de mamita n'avait pas la même saveur que les autres fois. Le quotidien reprend là où je l'avais laissé. Les absents n'auront plus à être envahissants chaque jour. C'est enfin terminé.

Mon trésor, écrivait mon père quand il évoquait ma mère...

F-Troupe

Publié le par gribou

Habillée pour l'hiver.

Il faut s'être rendue dans ce cabinet de curiosité qui vend des chaussures sur Carnaby Street pour comprendre ce qu'il y a de raffiné chez cette marque anglaise. Ce mois d'août aux allures de novembre m'inspira largement des envies de pieds au sec. Je suis parée.

http://www.f-troupe.com/

F-Troupe
F-Troupe
F-Troupe
F-Troupe
F-Troupe

Escale bretonne

Publié le par gribou

L'été fut studieux mais nous nous sommes accordés une semaine au vert, dans la maison de Bô. Le marché du samedi avec ses tomates de jardin et le marchand de nougat ont parachevé notre idée du bonheur. La mer et les crêpes nous ont regonflé. Et les vide-greniers ont complété le bleu de notre cuisine parisienne.

Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne
Escale bretonne

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>
Partager cette page Facebook Twitter Google+ Pinterest
Suivre ce blog